Rue du Vivier

Au début du XIIIème siècle une maison était désignée sous le terme de maison en Vivier, même appellation jusqu'au XVème siècle. Une autre maison en Chambre avait son entrée rue du Vivier vers 1430.

Le 2 janvier 1470 un gros morceau de glace avait fait une brèche à la digue de Wadrineau qui n'avait pas été aussitôt réparée. Le 1er mars suivant les eaux et les glaçons s'écoulant par la brèche étaient arrivés en une si grande quantité que le pont de bois situé derrière le neuf moulin avait chuté. Trois personnes qui passaient sur le pont étaient tombées à l'eau, deux avaient été sauvées, mais la troisième s'était noyée.

La tour de la cathédrale donnant sur cette rue se nommait tourelle de la Boule d'Or. Elle avait été construite sur l'emplacement d'une autre tour antérieure à 1472.

Au XVIème siècle cette rue était dénommait ruelle ou ruellette du Vivier.

Le vivier pouvait être un réservoir à poissons, un gué ou un abreuvoir d'eau vive. Existait-il un réservoir à poissons, les différents actes ne le citent pas, sauf éventuellement la femme Camusat de la rue des Roches qui sortait pour aller chercher du poisson, dans un réservoir ou chez un pêcheur, le texte ne le dit pas.

Cette rue se trouvait à l'arrière de la cathédrale et conduisait au gué et à l'abreuvoir de la Moselle. A la droite du gué se trouvait le moulin dit des quatre tournants (appelé ensuite des onze tournants, puis les grands moulins) construit en 1545. A la gauche du gué existaient deux maisons de bains.

En 1692 le chapitre de la cathédrale avait fait construire des petites boutiques entre les piliers de la cathédrale pour éviter les dépôts d'ordure et faire cesser les désordres occasionnés par des soldats et des filles.

Ces boutiques étant très exigües les locataires n'y restaient que pendant la journée pour y vendre de vieux vêtements, du linge, des rideaux, etc...Deux boutiques situées au bas de la rue du Vivier, d'une surface plus importante, possédaient des chambres d'habitation louées à des marchands de bric à brac. Ces petits commerces donnaient à la rue une certaine animation.

Cette rue était très utile pour la communication avec la place de Chambre ainsi que pour mener les chevaux à l’abreuvoir. La rue étroite et escarpée et d’un accès difficile était la cause d'accidents et le pavé était en très mauvais état en 1705. Il avait été ordonné au maître paveur d’y travailler rapidement pour rétablir les pavés dans les deux semaines. Il lui avait été recommandé d'avertir les propriétaires des maisons de la rue, trois jours avant le commencement des travaux.

Cette rue comptait 24 maisons et la cathédrale possédait toutes les échoppes à l'arrière de la cathédrale ainsi que trois maisons vis à vis des échoppes.

Cette rue ne communiquait qu'avec la rue Four du Cloitre. En 1754 avec l'établissement de la rue des Jardins, la communication avec la place d'Armes avait été établie.

Les boutiques entre les piliers de la cathédrale étaient devenues propriété nationale en 1790 et vendues par les domaines. La partie de la rue contigüe au pont avait pris le nom de rue du pont de la Préfecture.

Depuis 1850 l'état cherchait à racheter les échoppes pour dégager la cathédrale. Un décret du 27 février 1851 avait autorisé l'achat de deux boutiques et leur démolition avait commencé aussitôt. Puis en 1852 avait été achetée la maison à l'angle de la rue et de la place d'Armes, qui était l'ancienne imprimerie Verronais. La dernière des maisons enclavées dans les contreforts avait été vendue et démolie en 1888.

Toutes les échoppes avaient été démolies à la fin du XIXème siècle.

Le peintre Camille Hilaire en 1936 habitait au n° 1 de la rue, au n° 3 était un charretier, au n° 7 un installateur sanitaire, au n° 8 un cordonnier.

La rue du Vivier, tableau  peint  par D. Mahut


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