Rue Ambroise Thomas

Cette rue avait été créée sur l'emplacement d'un passage fermé qui conduisait à la cour de l'évêché.

Appelée rue de la cathédrale en 1816, elle avait pris en 1896 le nom du célèbre compositeur messin.

Deux maisons dépendaient de l'évêché, dont l'une ayant son entrée à l'angle de la rue au blé, avait servi de domicile aux domestiques et aux anciens ouvriers de l'évêché.

Acquise par monsieur Collignon en 1792, elle était devenu une auberge sous le nom de Palais Français. Le bureau des messageries gérant la diligence pour Paris se trouvait également dans ce bâtiment jusqu'en 1852.

Le bâtiment racheté par le docteur Lallemand de Metz, doyen de la faculté de médecine de Montpellier, avait été reconstruit devenant une des principales maisons de la ville, occupée jusqu'en 1870 par des commerces importants, tels une librairie et un important commerce de nouveautés. Le rez-de-chaussée sur la place de la cathédrale était occupé par le bureau de la poste aux lettres.

C'est dans ce bureau qu'avait été adopté en 1849 l'emploi du timbre mobile pour l'affranchissement des lettres. Auparavant chaque lettre était taxée suivant son poids et l'éloignement entre l'expéditeur et le destinataire qui acquittait cette taxe entre les mains du facteur. La malle poste s'arrêtait devant ce bureau pour y déposer la correspondance à destination de Metz et recevait celle de Metz à destination de l'extérieur.

L'autre maison ayant son entrée sur la place de la Cathédrale à laquelle on accédait par la rue du Palais, dépendance de l'évêché, était un hôtel appelé la Croix d'or.

Cette maison avait été vendue pendant la révolution et les nouveaux propriétaires l'avait reconstruite pour y installer en 1842 un service de voitures pour se rendre à Thionville. Le restaurant de la poste qui s'y trouvait avait connu une grande vogue à Metz.

Un fourbisseur s'était installé à l'angle de la rue du commerce. Son commerce de quincaillerie avait vendu vers 1865 la première machine à battre, fabriquée par monsieur Léonard de Courcelles qui devait remplacer l'ancien fléau.

Dans cette rue se donnaient en 1870 des cours de harpe, de piano et de guitare.

Ambroise Thomas, le célèbre compositeur, était né en 1811 dans la maison faisant l'angle avec la rue du Palais. Son père était premier violon à l'orchestre du théâtre de Metz.

Les commerces de la rue en 1936

Au n° 1 librairie Even et magasin de porcelaine.

Année 1922 Année 1922 Année 939 Année 1941 Année 1927 Année 1909 nnée 1913 Année 1914 Année 1915 Année 1929
N° 2 une droguerie et une bonneterie fabricant de drapeaux
Année 1914 Année 1914 Année 1914 Année 1915

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