Rue du Palais

Cette rue dans la continuation de la rue du Petit Paris allait de la rue des Clercs jusqu'à la rue Pierre Hardie qui débutait à partir des rues au Blé et aux Ours. Au XVIIIème siècle la partie de rue entre la rue des Clercs et la Nexirue avait pour nom "rue Derrière le Palais" et de la Nexirue à la rue aux Ours, se nommait "rue Derrière l'Evêché".

  • Le palais épiscopal avait été construit en 1317, face à la place Saint Etienne le long de la place de la cathédrale. Le jardin longeait la rue aux Grües (de la rue du Palais à la rue d'Estrée) qui n'existe plus, la grande cour occupait l'actuelle place de la cathédrale, limitée par les bâtiments du Parlement.

L'architecte Blondel avait été chargé de reconstruire l'évêché, laissé inachevé à l'époque de la Révolution. Le marché couvert avait été ouvert en 1822 à la place de l'évêché.

  • Les audiences du maitre-échevin et des Treize se tenant au cloitre de la cathédrale (place d'Armes), les chanoines gênés par cette activité, avaient proposé de céder à la ville une maison devant la cathédrale, contre l'échange d'une autre maison située derrière l'église Saint Victor.

L'hôtel de ville par ChastillonCet échange fait en 1315, la ville avec l'achat d'une maison voisine avait fait construire à cet emplacement l'hôtel de ville appelé le palais des Treize. A partir de 1317 la seigneurie messine y avait tenu ses assemblées. Ce bâtiment occupait le terrain entre la place de la cathédrale, la place d'Armes et la rue du marché couvert. L'entrée du Palais donnait sur la ruelle Vazelle et sur la rue du Palais. Une horloge ornait le palais dans sa partie supérieure.

Agrandi avec l'hôtel de Raigecourt, en 1444 le feu s'était déclaré dans la paille d'un nid de cigogne placé sur une cheminée.

Des lettres patentes du Roi datées de février 1633 avaient donné le droit d'établir des boutiques dans la grande salle du palais et à l'extérieur notamment dans la rue de Vazelle (rue du marché couvert ou rue Blondel).

Lors de la création du Parlement, les trois ordres (Clergé, Noblesse, Tiers-Etat) prétendaient conserver la propriété de leur palais puisque financé par la ville.

Le Roi par lettre du 1er juillet 1633, avait informé le maitre échevin de l'occupation du palais par le Parlement, la ville ne conservant que les parties inoccupées.

Les agents du Parlement voulant se débarrasser des archives trouvés dans le bâtiment, un arrêt du parlement du 23 août avait attribué aux officiers de la ville une salle dans le logement du concierge pour y abriter leurs archives.

Ils avaient également obtenu l'autorisation d'occuper une partie de la ruelle de Vazelle pour y construire un bâtiment pour la conservation des archives et pour y tenir leurs assemblées. Un autre arrêté du 12 juillet 1634 avait confirmé les décisions prises.

En 1643 le marchand Lambert ayant payé le droit à la ville, avait été autorisé à pendre un tableau de la Croix d'Or sur la façade de l'hôtel du même nom située derrière le palais, face à la rue Nexirue.

La rue avait pris le nom de rue Derrière le Palais.

La ville avait réclamé un droit de propriété sur les boutiques installées dans la salle du Palais et rue Vazelle ainsi que sur les trois maisons. Le parlement soutenait que l'évêque étant Seigneur souverain à Metz, en avait cédé les droits au roi.

Le 11 janvier 1663 un nouvel arrêt du conseil du Roi accordait au Parlement la jouissance des locaux qu'il occupait dans le palais, les échevins n'ayant la jouissance que d'une chambre incommode.

En 1665 agrandissement du Palais par une nouvelle construction entre la rue Vazelle et la rue de la Croix de Fer (rue Fabert) où les échevins s'étaient installés en 1667.

La partie construite en 1665 se composait d'un rez de chaussée de 10 arcades, avec deux étages éclairés par des baies séparées par des meneaux, celles du deuxième étage étant cintrées.

En 1697 des réparations urgentes étaient devenues nécessaires. En 1753 la grande salle avait été étayée, puis en 1770 c'était le plafond de la chambre du conseil qui avait subi le même sort. Une partie des bâtiments menaçant ruine avait été abandonné en 1771.

Les échevins avaient fait construire par Blondel en 1769 un nouvel hôtel de ville place d'Armes, qui avait été occupé dès 1772, sauf la partie côté Fournirue qui n'avait été achevée qu'en 1788.

En 1728 pour élargir la rue, sept maisons appartenant au chapitre de la cathédrale avaient été démolies et le sol de la rue avait été abaissé.

En remplacement des démolitions, il existait un projet de construction de quatre maisons bourgeoises de quatre niveaux chacune, en face du palais avec une maison canoniale à l'angle de la rue des Clercs. Seize fenêtres par étage donnant sur la rue du Palais , quatre fenêtres par étage sur la maison à l'angle de la rue des Clercs, seulement un étage pour la maison canoniale faisant suite dans la rue des Clercs à la maison d'angle.

Une ancienne ruelle allant de la place d'Armes à la Nexirue avait été cédée à l'évêché en 1755. La conciergerie ou prison du parlement avait été construite sur l'emplacement de cette ruelle. Le surplus avait été réuni à la cour de l'évêché. L'autre extrémité de la ruelle aboutissant à l'hôtel de la Croix d'Or.

En 1765 l'hôtel de la Croix d'Or située derrière le Palais des Treize avait été démoli.

Concernant une maison appartenant en 1772 à la Cathédrale, les chanoines avaient demandé l'autorisation de reconstruire la façade sur les anciennes fondations, en formant une seule arcade de boutique à la place des deux qui y existaient auparavant. La nouvelle façade serait de plus composée de deux soupiraux, de trois croisées à l'étage et de trois fenêtres au grenier.

Le chirurgien Ladoucette avait acquis une maison dans la rue. Désirant la reconstruire, il avait fait une demande de démolition et de reconstruction le 30 juin 1785. La nouvelle façade serait reconstruite sur une ligne tirée de l'angle inferieur des maisons voisines.

La maison dite Palais Français entre les rues au blé et de la cathédrale, était autrefois une dépendance de l'évêché où logeait le personnel de l'évêché. Son entrée était situé à l'angle de la rue au blé.

Elle avait été vendue en 1792 à l'imprimeur Collignon. Sept ans plus tard un traiteur y avait installé une auberge appelée Le Palais Français.

Puis les messageries avaient été installées dans cette maison jusqu'en 1852, date de l'ouverture des voies ferrées. Les diligences pour Paris faisaient le voyage en 30 heures et le prix était de 60 francs.

Vendu en 1852 le Palais Français avait été reconstruit et avait servi de poste aux lettres jusqu'en 1870.

Le 11 nivôse an 3 (31 décembre 1794) au Palais des Treize avait lieu l'échange de monnaie des billets de sept liards et de trois sous et demi, qui servait à payer le pain, contre de la monnaie de cuivre.

A l'angle des rues de la cathédrale et du palais était né en 1811 Ambroise Thomas, dont le nom a été donné à la rue face à la cathédrale.

Après la révolution en juillet 1823 les anciens bâtiments de l'hôtel de ville avaient été vendus avec l'obligation pour les acheteurs de reconstruire suivant un plan établi.

En 1828 à la place de la ruelle Vazelle, avait été créée la rue élargie du marché couvert qui communiquait avec la place d'Armes en passant sous trois arceaux voûtés. Dans cette rue au début du XXème siècle, une maison appartenant à la compagnie du gaz y logeait quelques employés.

Le café installé à l'angle des rues du Palais et de la Cathédrale avait été le premier, le jour de Noël 1835, à être éclairé au gaz portatif.

Dans la rue du Palais vers 1840, se trouvaient surtout des pâtissiers, rôtisseurs, confiseurs, marchands de fruits.

En 1838, messieurs Hussenot et Migette, dessinateurs et peintres rue aux Ours, avaient fait la décoration de la boutique au n° 17 de la rue du Palais. Très remarquée cette transformation fermait la devanture au moyen de volets mobiles. D'autres commerces avaient aussi agrandi leur vitrine en adoptant les fermetures à caisson.

L'ancien hôtel Simon à l'angle de la Nexirue était devenu la propriété Prost, le neveu de l'archéologue messin. Devenu ensuite le magasin Salomon, puis un cinéma.

En 1858, lors de l'installation d'un égout, d'importantes fondations formant un angle avec les maisons de la rue, paraissant provenir de l'ancien Palais des treize, avaient été découvertes .

L'imprimeur Lamort au n° 10 de la rue avait publié en 1878 les chroniques d'Huguenin. Il imprimait également le "Courrier de la Moselle" journal républicain fondé en 1870.

Les commerces de la rue en 1936 :

N° 1 confection pour hommes Siva, n° 3 magasin de parapluies, n° 5 ouvrages de dames, n° 7 épicerie Sanal, n° 9 magasin de modes Maria , n° 11 comestibles, n° 13 épicerie, n° 15 pâtisserie-confiserie, n° 17 Horlogerie et tissus Fohlen, n° 19 café du Palais, fourrures, produits d'entretien, n° 21 épicerie Sanal, n° 23 épicier Lacomère n° 25 soieries et rideaux "aux soldes".
Année 1895 Année 1895 Année 1910 Année 1926 Année 1928 Année 1931 Année 1915 Année 1928 année 1914 Année 1915 Année 1918 Année 1949 Epicerie Lacomère Année 1914 Année 1914 Année 1914 Année 1933 Année 1914

N° 2 épicerie les Eco, n° 4-6 teintureries réunies et bureau de tabac, n° 8 pharmacie de l'aigle, n° 10 boulangerie pâtisserie, n° 12 charcuterie, n° 14 articles de ménage, n° 18 chez Auguste moderne figaro coiffeur, n° 20 boulangerie pâtisserie, n° 22 Novelta corsets, n° 24 confection pour dames Salomon, n° 26 chapelier, lingerie, épicerie.
Année 1895 Année 1913 Année 1930 Année 1914 Année 1914 Année 1923 Année 1913 Année 1914 Année 1914 Année 1914 Année 1914 Année 1914 Année 1914 Année 1914 Année 1914 Année 1914 Année 1914 Année 1914 Année 1917 Année 1924 Année 1938 Année 1913 Année 1930

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Haut de page