Fabrique de ferblanterie Houpin

Anciennement HoupinUne fabrique d’ustensiles de ménage en 1892, la future Flum se trouvait route de Magny, installée du n° 132 au n° 138.

Un règlement des ateliers daté du 15 mai 1892 (en allemand à gauche de la page, en français à droite de la page) précisait l’emploi du temps des employés.

  • Tout ouvrier ou employé de la fabrique doit prendre connaissance du présent règlement auquel il a à se soumettre.
  • Cinq minutes après l’heure les portes sont fermées et tout retard excédant 15 minutes est puni d’une amende de 10 pfennigs. On est prié de ne pas abuser des 5 minutes permises, on doit venir à l’heure fixée.
  • Les ouvriers travaillant aux pièces sont également tenus de venir à l’heure sous peine d’encourir les peines contenues dans l’article précédent.
  • L’ouvrier qui manquera sans permission sera puni d’une amende de 20 pfennigs par quart de jour, soit 80 pfennigs pour une journée. Il est accordé une journée libre tous les premiers lundis de chaque mois. Toute autre absence du lundi sera punie d’une amende de 1 mark pour la première fois, de 2 marks pour la deuxième fois et du renvoi immédiat pour la troisième fois dans le même mois.
  • Sitôt entrés à l’atelier, les ouvriers doivent se mettrent au travail et ne doivent pas quitter leur place, à moins que d’y être obligés par leur travail. Il est expressément défendu de sortir des ateliers sans y être autorisé par un patron.
  • Toute conversation qui n’a pas le travail pour objet, de même que les discussions ou querelles, sont sévèrement interdites : toute infraction sera punie d’une amende de 15 à 50 pfennigs.
  • Le contremaître est chargé de la distribution du travail ainsi que de la surveillance des ouvriers, sous le contrôle des patrons.
  • Il est défendu aux ouvriers sous peine d’amende de 25 pfennigs de réparer une machine en marche. Défense est faite aussi de remettre une courroie en marche, seul le mécanicien doit le faire. Toute machine spéciale aura un avis portant les mesures de précaution à suivre et auxquelles les ouvriers auront à se conformer strictement.
  • Tout ouvrier qui cassera des carreaux, des outils ou égarera ce qui lui a été confié devra supporter la moitié de la valeur des objets, si le fait provient de sa faute.
  • Tout ouvrier reconnu pour avoir détourné ou dégradé volontairement un objet appartenant à la maison sera immédiatement renvoyé sans pouvoir prétendre à aucune rétribution, même pour les journées qui lui seraient dues et sans préjudice des poursuites qui pourraient être exécutées ultérieurement.
  • Tout ouvrier qui dénoncera un coupable de l’article précédent aura droit à une prime de 1 à 5 marks et s’il le désire son nom restera inconnu.
  • Défense est faite de se faire apporter à boire et à manger à l’atelier : les ouvriers doivent avoir déjeuné avant de venir le matin. Toutefois il sera toléré de manger à 8 heures le matin et à 4 heures le soir.
  • La journée normale de travail est fixée à 12 heures soit de 6 heures du matin à midi et de 1 heure à 7 heures le soir. Quand les besoins l’exigeront la maison se réserve le droit de modifier les heures d’entrée et de sortie. Ces changements seront affichés par un avis à l’atelier.
  • Les payes se font le samedi chaque deux semaines et tout ouvrier travaillant sur pièces devra présenter ses bulletins de travail qui seuls feront droit.
  • Les amendes provenant des articles précédents qui occasionnent un dommage direct aux patrons seront une fois par an mises à la disposition d’un comité nommé par les ouvriers qui en fera la répartition : soit aux apprentis les plus nécessiteux : soit aux ouvriers les plus éprouvés par les maladies ou accidents durant l’année courue.


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