La brasserie Amos

Alsacienne sur la façade au SablonVenu de Wasselonne, en Alsace, Gustave Amos s’était rendu acquéreur dans un premier temps de la Brasserie Reinert située à l’angle des rues Belle Isle et Hollandre Piquemal.

Gustave AmosEn juin 1873 il avait acheté à Pierre Laurent, menuisier, un terrain sur le ban du Sablon pour y construire un atelier et une brasserie. Ce terrain qui appartenait auparavant à la famille Sturel, entreprise de travaux publics, avait été acquis par Pierre Laurent en 1863.

La brasserie Jung rue du 20ème corps avait été réunie à la brasserie AMOS, un lien de parenté, suite à un mariage, existant entre les deux brasseries.

Pour s'agrandir , Gustave Amos avait encore acheté en 1885 un terrain appartenant à madame veuve Auburtin, fruitière à Metz. Il avait également acquis en juin 1897 le terrain où se situait la bergerie Riedel qui l’avait lui-même acheté à Jean Pierre Dardaine du Sablon en mars 1874.

Concernant la construction de la maison Amos située à l’angle des rues Mangin et de la Marne, elle était la reproduction du château de Tourtel à Tantonville, entre Mirecourt et Vittel. Apparentée à la famille Amos, la brasserie Tourtel avait été la plus grosse brasserie de France. Dans ce château Pasteur avait fait des recherches sur la pasteurisation de la bière.

La maison Amos La maison Amos actuellement

En 1883 après la construction de la brasserie, la maison était également terminée. La brasserie avait été par la suite et jusqu’à sa fermeture toujours dirigée par la dynastie Amos.

Décès de Madame AmosDébut novembre 1889 l’épouse de Gustave Amos était décédée.

Lors de la guerre 1914/1918 une mitrailleuse avait été installée dans les bâtiments de la brasserie qui avait subi de nombreux dégâts suite à des bombardements.
Dégâts occasionnés par les bombardements en 1918 Dégâts occasionnés par les bombardements en 1918 Dégâts occasionnés par les bombardements en 1918 Dégâts occasionnés par les bombardements en 1918

Le plan d'aménagement du quartier en 1908 prévoyait une place publique face à la brasserie, qui finalement n’avait pas été réalisée. Les terrains appartenaient à Auguste Barthélemy qui les avaient ensuite vendues en 1930 à la famille Amos. En 1931 la ville avait autorisé la construction d'un bâtiment sur le terrain vendu par Auguste Barthélemy.
La brasserie La cheminée de la brasserie La fabrication Les tonneaux

Anecdote

Le Docteur Frantz, petit-fils de Gustave Amos, déjà appelé sous les drapeaux en 1918, l’avait été aussi en 1939/1940 en tant que médecin et non comme combattant. Après la guerre un ministre était venu à Metz pour remettre des légions d’honneur à plusieurs personnes. Le préfet Rebourset s’apercevant qu’il y en avait une de trop, avait téléphoné au docteur Frantz pour lui proposer la légion d’honneur, ce qu’il avait accepté pour faits de guerre. Se rendant place de la République pour recevoir cet honneur, il avait appris qu’entre temps la personne à laquelle était destinée cette médaille avait été retrouvée. Il avait été proposé au docteur Frantz de recevoir la légion d’honneur quelques temps plus tard, légion d'honneur qui lui avait été remise par Vincent Auriol lors d'un voyage à Metz.

Se trouvaient à la direction de la brasserie successivement Gustave AMOS (1840-1910) le fondateur, puis ses fils Gustave (1870-1924), et Jean (1892-1949). Après la guerre de 1940-45, Robert FRANTZ (1899-1959), époux d'une fille AMOS avait pris le relais. A son décès la succession avait été assurée par Paul AMOS (1901-1989) puis par Gérard FRANTZ.

Fin des années 1980, la brasserie avait fermé ses portes. En 1988 la brasserie Amos avait été vendue à la brasserie Karlsberg et les bâtiments du Sablon démantelés pour y construire des immeubles d'habitation.

Un premier incendie en 1994, suivi d’un deuxième en 1995, avait accéléré la démolition, laissant la place à des immeubles d’habitation.
Bâtiment incendié Démolition

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