Boulevard Robert Sérot ou Rempart du Saulcy

Cette rue portait à son origine le nom de rue des Pucelles rappelant le monastère qui avait été démoli en 1565.

Avant l’existence du rempart la ville était défendue entre le moyen pont et la porte du pont des morts par une muraille avec deux tours : la tour des peintres derrière les pucelles et la tour des armuriers et selliers.

Rempart du Saulcy et digue des PucellesLe rempart avait été créé par Belle Isle en 1738 dans les jardins derrière les maisons de la rue du pont des morts. Le chemin qui longeait la Moselle depuis la digue des pucelles datait de la même période. La porte du Saulcy avec son pont-levis qui se trouvait vis-à-vis la rue de la Haie, avait été déplacée.

La fontaine des Pucelles établie à l’entrée de la rue portait avant la révolution une plaque de marbre sur pilastres, surmontée d’une statue de la vierge. Lors de la procession des rogations, celle-ci s’arrêtait devant la fontaine pour y chanter une antienne pendant qu’une jeune fille, vêtue de blanc, déposait une couronne sur la chasse contenant les reliques de Saint Etienne.

Le fossé derrière les pucelles avait été creusé au 18ème siècle, pour permettre aux hautes eaux de joindre le pont des morts. La digue des Pucelles qui était le complément de celle de Wadrineau, avait été construite précédemment pour assurer aux moulins de la ville une retenue d’eau suffisante. Cette digue avait été entretenue par la ville jusqu’en 1791.

L’ancienne tour restaurée près du moyen pont, avait été concédée en 1756 avec le terrain attenant pour l’établissement d’une chamoiserie et d’un foulon près de la fontaine des Pucelles. Rachetée par la ville en 1777 cet établissement avait été pendant longtemps l’objet d’un long procès au sujet de l’eau, entre la ville et l’autorité militaire qui s’en était emparée. Un arrêt de la cour vers 1830 l’avait reconnu propriété de la ville. Dans le courant des années 1840 la ville avait finalement vendu l’usine des Pucelles au génie militaire.

Monsieur Antoine, député en 1849 à l’assemblée nationale, était brasseur dans cette rue. Il réclamait qu’un impôt soit dû par les personnes portant un habit, sur chaque chapeau de soie et sur chaque redingote. La blouse, la veste et la casquette en seraient affranchies.

Les maisons de ce quartier avaient été souvent ébranlées et leurs vitres cassées par les fréquentes explosions du moulin à poudre qui se trouvait vis-à-vis, à côté de la digue.

Le 18 octobre 1841 le bateau à vapeur l’Austrasien avait été entraîné sur la digue des pucelles. Il avait été fait appel aux soldats du génie qui avaient mis plusieurs jours pour le dégager.

La malterie établie dans cette rue avait été détruite en 1873 par un incendie. Des maisons construites sur les ruines de cet établissement, avaient changé l’aspect du quartier autrefois occupé par des écuries et des dépôts d’entrepreneurs.
Collection D. Mahut

En 1898 le rempart de la rue avait été démoli et remplacé par une plantation d’arbres. La fontaine avait été déplacée pour dégager l’entrée de la rue.

En 1936 le garage des deux ponts se trouvait au n° 11.

Garage du Saulcy Garage du Saulcy Garage Girardin Commerce de bois

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