Comblement de la Seille

A partir du lundi 17 août 1846 un barrage avait été établi par le génie militaire, à l’écluse dite du pont des arènes, afin de mettre à sec les canaux de la Seille tant à l’intérieur de la ville que dans les fossés des fortifications Cette opération avait duré environ 10 jours, nécessitée par les études auxquelles le génie militaire s’était livré pour trouver le moyen d’empêcher les inondations de la Seille.

Un curage de la Seille avait été fait en mai 1872. Les établissements riverains envoyaient leurs matières dans l’égout qui de la place Saint Martin, après avoir traversé l’hôpital Saint Nicolas et la caserne, se jetait dans le canal sous le pont de la haute Seille. Les riverains avaient été mis en demeure de construire des fosses d’aisances.

Le pont de la basse Seille dont le bois était pourri avait été reconstruit en 1874. Les murs du quai de la Seille depuis le pont Sailly jusqu’au pont de la Grève avaient également bénéficié d’une reconstruction. Le quai établi du côté de la rue du Champé avait été aligné et une issue créée près du pont de la Grève.

La Seille avait à nouveau été curée en 1887. Le travail avait duré 15 jours et 1.400 m3 de débris avaient été enlevés. Ces travaux avaient coûté 3.000 marks dont la moitié à la charge des riverains.

En 1890 couverture du canal de la Seille, le long de la nouvelle école de la Grève depuis le pont jusqu’à la caserne.

La rue des tanneurs avant le comblement de la SeilleEn 1900 projet de combler le bras de la Seille à partir de la porte Mazelle et construction d’une rue à la place du canal. La nouvelle rue aboutirait au pont Sailly, à une place créée à l’emplacement des maisons entre le pont Sailly et le bas de Fournirue (place des Paraiges). Transformée en une rue élargie (rue haute Seille) aboutissant à la gare de marchandises, le passage par la porte Mazelle serait supprimé en raison de la nouvelle voie ferrée.

Le cours de la Seille serait déplacé directement dans le fossé à l’extrémité de la rue Mazelle, le bras passant sous l’écluse de la haute Seille et alimentant le canal intérieur étant supprimé. Ces travaux devaient être exécutés avant le 1er octobre 1910.

Un nouveau système d’égout collecteur était prévu en juin 1902, pour envoyer les eaux non pas en Chambière dans la Moselle, mais passant à travers la plaine Chambière pour se jeter dans le bras extérieur de la Moselle.

En novembre 1903 le chemin de fer avait déplacé la route de la porte Mazelle, en raison du déplacement de la Seille qui allait tomber directement dans le fossé derrière la porte.

La Seille comblée, il était nécessaire d’enlever la force hydraulique au moulin de la haute Seille. Un accord avait été conclu en décembre 1903, avec la fermière du moulin qui renonçait à la force hydraulique.

Les travaux avaient été commencés au printemps 1904. De nombreux ouvriers, presque tous italiens, étaient occupés aux travaux du terrassement. Le lit du fleuve avait été mis à sec causant des émanations désagréables dans le quartier. Un curage du canal était prévu, avant sa mise à sec définitive pour la construction de l’égout collecteur.

Les eaux usées des maisons longeant le canal, qui s’écoulaient précédemment dans la Seille, passaient depuis les travaux, par deux canaux latéraux rendus étanches qui se déversaient dans la rivière près de la caserne de la basse Seille.

Près de la place Mazelle les murs du quai étaient démolis en plusieurs endroits et par les brèches pratiquées, des fondations avaient été faites sur lesquelles seraient placées plus tard les tuyaux de canalisation.

En démolissant le mur du canal de la Seille, près de la rue d’Asfeld, deux parties de l’ancien mur d’enceinte démoli vers 1740 pour former la place Mazelle, avaient été retrouvées.

Les travaux de déviation du lit de la Seille devaient entraîner la démolition de la porte Sainte Barbe.

En 1905 la Seille déviée coulait dans le fossé entre les portes Mazelle et des Allemands.

L’égout collecteur prévu allait de l’ancien fossé de la Citadelle au confluent de la Seille en Chambière.

En construisant l’égout collecteur, il avait été omis de recueillir les eaux venant de conduites particulières et de Coislin qui aboutissaient auparavant dans le canal de la Seille. Leurs égouts n’ayant plus d’écoulement se remplissaient et inondaient les terres des quartiers voisins, remontant jusqu’à l’avenue Serpenoise.

Le canal de la seille semblait comblé pour toujours. Finalement il avait été découvert que la rue de la Seille avait été construite sur des égouts venant de la caserne Coislin et de l’hospice Saint Nicolas dont on ignorait l’existence. Ces égouts étant en dessous du niveau de la nouvelle canalisation, il fallait poser de nouveaux tuyaux de drainage. Plusieurs équipes d’ouvriers travaillaient à creuser des drainages parallèles à l’égout collecteur.

Les propriétaires riverains de la nouvelle rue haute Seille protestaient contre le nouvel alignement de cette rue et réclamaient des indemnités pour l’occupation des quais du canal qui étaient leur propriété.

La nouvelle rue de la Seille en juin 1905, avait été ouverte à la circulation depuis la place Mazelle jusqu’à la place Saint Simplice. La place Mazelle avait été agrandie.

Les maisons acquises par la ville entre la rue Saulnerie et l’ancien lit de la Seille avaient été complètement démolies en 1907 et une grande palissade en bois entourait le chantier.

En 1909 reconstruction du pont de la Seille à la porte des Allemands.

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