Rue de la Haye

Ce nom pourrait rappeler une clôture de séparation avec l’ancienne rue du rempart Saint Vincent.

Les premières maisons avec jardin construites sur la rive gauche de la Moselle seraient antérieures au 13ème siècle.

En mai 1494 la Reine de Sicile épouse de René duc de Lorraine et de Bar, était venue goûter dans le jardin Bonne Aventure en compagnie des demoiselles de la noblesse. Après le goûter, la Reine et sa suite s’étaient rendues à l’hôtel le Passetemps pour le souper. En 1511 c’était un hôtel appelé Bonne Aventure qui se trouvait dans cette rue.

Au 17ème siècle l’hôtel de la Roche était tenu par un hôtelier appelé la Montagne. L’hôtel d’Anvers y avait une entrée par une allée.

Chaque propriétaire d’une maison (8 maisons) dont le jardin aboutissait à la rivière, avait établi et louait à des particuliers, des lavoirs mobiles se levant et se baissant à volonté. Ces propriétaires avaient élevés entre les murs de leurs jardins et la Moselle des bermes d’une largeur contraire aux dimensions fixées. Le 12 février 1737 une ordonnance de l’hôtel de ville rappelant celle du 9 février 1735, prescrivait de réduire à 2 pieds de large les bermes sur la rivière. Quelques années plus tard le maréchal Belle Isle les avait fait supprimer comme une anticipation sur la Moselle.

La porte du Saulcy située à l’extrémité de la rue avait été déplacée en 1737.

La grange aux artilleries de la ville qui se trouvait l’angle de la rue de la haie et du pont Saint Marcel avait été démolie au 18ème siècle.

Les maisons du côté opposé, adossées aux bâtiments de la rue Saint Marcel, avaient été construites plus tard. Particularité de ces maisons, elles étaient presque toutes en biais par rapport à la rue.

Dans le courant de l'été 1874, installation d'égouts et construction de trottoirs.

Quelques unes de ces maisons avaient été transformées.

La maison n° 2 n’avait subi aucun changement.

La maison n° 4 avait été acquise par l’architecte Blondin en 1923. Il s’y trouvait une fabrique de peluches dirigée par messieurs Walter, Thibert et cie. Après le décès de monsieur Walter la maison avait été louée à monsieur Mayer rédacteur au journal l’indépendant de la Moselle, qui y avait établi son imprimerie. En 1822 les maisons n° 4 et n° 6 appartenaient au même propriétaire, Jean Joseph Absalonne de Novéant. Les héritiers en juillet 1823 étaient Jean Nicolas Robert capitaine en non activité époux de Catherine Gantoy Absalonne, Jean Baptiste Gantoy Absalonne brasseur à Metz et Nicolas Jacquin propriétaire de Metz. Etant grevées d’hypothèques il y avait eu plusieurs surenchères et l’adjudication définitive avait eu lieu le 24 juin 1824. Après 14 enchères à l’extinction des feux, elle avait été adjugée à Charles Joseph Nicolas Blondin.

La maison se composait d’une cour avec porte cochère , d’une cuisine, d’une salle à manger, de 6 pièces au rez-de-chaussée dont 4 avec cheminée, deux chambres à feux et deux cabinets au premier étage, quatre greniers au-dessus et plusieurs cabinets. Une écurie se trouvait à gauche en entrant dans la cour, avec un vaste jardin potager sur l’arrière. Toujours au même n° il y avait une brasserie composée de 3 chaudières en airain, de trois grandes cuves en bois cerclés de fer, une pompe en plomb à deux balanciers, une pompe en bois avec bras en fer, deux tourailles, de vastes greniers, une remise, un moulin à orge, un hangar de boutique de tonnelier, deux grands germoirs, une entonnerie le tout voûté. Aussi une distillerie composée de deux alambics.

La maison n° 6 acquise en 1823 par monsieur Blondin architecte, se composait d’une grande cave voûtée avec puits, d’une vaste salle au dessus, avec une chambre donnant sur la rue, de deux autres chambres et d’une cuisine donnant sur l’arrière, avec une cour, un petit jardin, un cellier et un four.

La maison n° 8 après avoir appartenu à monsieur Bouchez, conservateur des hypothèques, était devenue la propriété de son petit-fils monsieur Bouchez de Cattenom. A la date du 1er août 1870, habitait dans cette maison monsieur Cosseron de Villenoisy, chef de bataillon du génie, professeur de fortification permanente à l’école d’application de Metz. Il était décédé subitement à Paris le 1er février 1903.

Entreprise de dragageLa maison n° 10 appartenait à un ancien fonctionnaire du département, puis elle était passée à un parent monsieur Volmerange, ingénieur en chef des ponts et chaussées. Elle était ensuite devenue la propriété du dragueur monsieur Frentz.

La maison n° 12 qui avait appartenue à Charles Jeaney avait été achetée par monsieur Frentz, qui l’avait démolie pour installer à sa place un dépôt de sable.

Docteur FrantzLa maison n° 14 avait été la propriété de monsieur Lejoindre, ingénieur des ponts et chaussées, devenu inspecteur général et député du département.

En 1936 se trouvaient au n° 2 un cordonnier, le n° 4 possédait un concierge, au n° 4a habitait le Député Robert Sérot, le n° 4 bis avait aussi son concierge, au n° 8 le chirurgien-dentiste Rumpler-Faure, au n° 10-12 l’entreprise de dragage Frentz, au n° 14 le docteur Frantz, au n° 18 un coiffeur.

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