Les lormiers ou éperonniers

Le lormier travaillait des « lorains ou lorreins» c'est-à-dire des brides, des courroies et aussi des petits ouvrages métalliques pour faire entre autres des éperons.

Un atour (règlement) daté de 1382 concernait le maître d’apprentissage qui devait payer une taxe de 10 sols pour son apprenti.

Une réunion des lormiers avait lieu le 12 août de chaque année devant le moustier (église) Saint Pierre. Si cette date tombait un dimanche, la réunion était reportée au lendemain.

Toutes les taxes et amendes étaient à payer au clerc chaque mois. La moitié des sommes recueillies étaient partagée par moitié entre la ville de Metz et la corporation du métier.

Un nouvel atour avait vu le jour le 28 janvier 1412.

Les apprentis ne payaient pas de taxe d’apprentissage, mais une taxe de 20 sols messins était due pour leur établissement dans le métier.

Chaque lormier fixait son prix et pouvait être ouvert de jour ou de nuit.

Nul marchand n’étant pas lormier, ne pouvait vendre en place commune publiquement, à aucun des habitants de Metz ou d’ailleurs, dans les quartiers en Change, au Champassaille et en Chambre.

Le maître et les jurés du métier ne pouvaient accepter les étrangers qui voudraient œuvrer du même métier. Pour s’établir il leur fallait attendre un an et un jour et payer la taxe d’établissement.

Au décès d’un lormier, sa veuve pouvait continuer le métier toute sa vie durant sans payer de taxe d’établissement. En cas de remariage avec un homme exerçant le métier de lormier, ayant payé autrefois le droit de s’établir, ils seraient quittes de taxe d’établissement.

Les lormiers ne devaient faire ni alliance, ni accord entre eux, qui ne soit contenu dans le règlement (atour).

Nulle nouvelle licence ne pouvait être accordée par les Paraiges ou les Treizes.

Cet atour reprenait dans la même forme que précédemment les conditions de la réunion annuelle des gens du métier et du paiement des taxes dues.

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