Les brasseurs

Un Arrêt de la cour du parlement de Metz en date du 20 décembre 1753 défendait à tous les brasseurs et amidonniers de son ressort, à l’exception des brasseurs de Sedan et Longwy, d’employer du blé, de l’orge, du froment, de l’avoine et du seigle pour la fabrication de la bière. Défendu également de faire des poudres et de l’amidon sous peine de 300 livres d’amendes jusqu’au 1er septembre 1754.

Vu la modicité des dernières récoltes et la rareté des grains pour la subsistance du peuple, il fallait empêcher les consommations inutiles. La province produisant suffisamment de vin pour la consommation ordinaire, la bière devenait une boisson superflue dont la fabrication exigeait une grande quantité de grains. Il en était de même pour la fabrication des poudres et amidons.

Des statistiques de juin 1838 il ressortait que la quantité de bière fabriquée annuellement par les brasseurs de profession et par les particuliers brassant pour leur consommation, était de 14.522 hectolitres de bière forte et de 983 hectolitres de petite bière.

La bière forte consommée pure était de 15.505 hectolitres, la petite bière pure et la bière mélangée n’étant pas consommées.

La bière forte ou du moins vendue comme telle était presque toujours mélangée à de la petite bière par les brasseurs qui en fabriquaient et aucun d’entre eux ne livraient celle-ci à la consommation dans l’arrondissement de Metz.

58 brasseries en activités en 1846, employaient de l’orge et du houblon pour la fabrication de 19.478 hectolitres de bière forte au prix de 20 francs l’hectolitre. La petite bière ne coûtait que 14 francs l’hectolitre. 125 employés gagnaient un salaire journalier de 1.50 franc.

Il ne se vendait guère qu’un vingtième de la bière forte fabriquée. Le surplus était mélangé à de la petite bière et le résultat de ce mélange était livré à la consommation au prix de 19 francs l’hectolitre.

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