Le café Bellevue

Texte de Guy Marcot

Pour reprendre les propos concernant les bars/cafés -dancing- celui au carrefour Lothaire/avenue Malraux était le café Bellevue.

Son propriétaire était un nommé GOUSSOT. Personnage "imposant" de par sa stature et son ventre bedonnant.

A la belle saison, tous les dimanches après-midi il y avait bal dans l'arrière-cour aussi, attiré dès les premiers flonflons, y suis-je souvent allé vu que je demeurais dans le voisinage.

En prémices,la traditionnelle marche. Refrain et air entraînants pour attirer promeneurs et badauds. La guinguette était à son apogée.

Tenues affriolantes, robes à froufrous, odeurs énivrantes de parfum, et gomina pour les garçons "soignés" à la perfection, rien n'y manquait.

Valses effrénées, tangos langoureux, twists déhanchés, rock and roll, madison, et ces slows, ah ces slows.....Tout n'était que frénésie de bonheur!

Le bal s'achevait, le soir tombant, et les derniers instants les derniers tourbillons étaient rythmés par une incessante marche entrecoupée des remerciements de l'orchestre qui nous fixait rendez-vous au dimanche suivant.

Adolescent, j'étais émerveillé suivant pas à pas ces danseuses et danseurs "seuls" dans leur monde; un monde qui aujourd'hui ferait bien des envieux.

Ces souvenirs, ô combien délectables sont-ils toujours en mémoire.

Une anecdote me revient à propos.

Les dimanches pluvieux, le bal avait lieu à l'intérieur du café. La piste de danse bien-entendu, était plus petite mais je vous laisse deviner l'amplification de la musique de l'orchestre.

Savez-vous comment le patron (surnommé le "gros Goussot")se débarrassait d'un perturbateur ?

Simplement en le poussant jusqu'à la sortie. Et comment ?

En s'aidant de son ventre !! Tout simplement. J'en témoigne....

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