Les chaivriers

Les chaivriers coroyaient (achetaient et vendaient) les pelx (peaux) de moutons, de bouc, chèvres et autres animaux.

Le chaivrier nouvellement installé devait demander un congé de justice ou licence, aux compagnons du métier et payer 20 sols messins pour son établissement.

En mars 1348 le maître et les six jurés des chaivriers avaient loué pour 23 ans la halle des chaivriers au Champassaille (Champ à Seille) près du Quarteau. Une clause prévoyait le pavage des rues. En 1397 la halle avait été laissée à cens (louée) à un charpentier qui n’avait pas payé la redevance due.

Chaque année le 20ème jour de juin, les chaivriers se réunissaient devant le moustier (église) Saint Pierre pour élire le maître et les jurés qui prêtaient serment. Si le 20 tombait un dimanche, la réunion était reportée au lendemain.

Début de l’année 1412 il avait été décidé qu’en cas de décès du chaivrier, sa femme pouvait continuer le métier sa vie durant, sans payer de taxe pour poursuivre le métier dans le cas où elle ne se remariait pas. Si elle se remariait avec un homme n’étant pas du métier, elle arrêtait son métier sauf si le nouveau mari désirait le poursuivre et dans ce cas il devait payer la taxe pour son établissement.

Nul marchand forain venu à Metz pour vendre en place publique (au champassaille, en change, en chambre) n’avait à payer son établissement tant qu’il n’y serait demeuré un an et un jour. Après un an il était contraint de payer au plus tard dans le courant du mois suivant.

Le maître et les jurés du métier devaient apporter chaque mois au clerc du trésor les taxes et les amendes.

Concernant les forains, la taxe payée pour leur établissement était partagée en deux, la moitié au bénéfice de la ville, l’autre moitié pour le maître et les jurés du métier. Cette redevance servait à l’entretien de leur tour et de leur matériel.

En 1427 deux chaivriers demeurant au champel (Champé) s’étaient ingérés dans le métier de corriers. Sur la plainte de ces derniers ils avaient été mis en demeure de payer leur établissement ou de renoncer au métier de corrier, ce qu’ils avaient fait.

Un passage vouté conduisant d’une maison en Saulnerie et appartenant à la correrie du prévôt de Saint Thiebault, passait sous la maison d’un chaivrier. Celui-ci avait bouché le passage d’où procès le 17 janvier 1436. Les treizes avaient désigné le corps des maçons pour décider à qui appartenait ce passage.

Règlement du 24 janvier 1492

Les chaivriers devaient être du métier, avoir une licence pour leur établissement que les maitres du métier viendraient visiter.

Tous ceux qui achèteraient à Metz ou bourgade de Metz des pelz (peau) de chèvres, de boucs de tout le poil pour les revendre devaient avoir payés leur estauble (établissement) dudit métier de chaivriers.

Quiconque vendrait sans être du métier, des denrées dépendant du métier de chaivriers, devraient donner l’argent à ceux-ci et serait puni à chaque fois de 10 sols d’amendes.

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