Les ceinturiers

Le 13 août 1632 une ordonnance de justice avait défendu aux ceinturiers d’employer du cuir de cheval pour faire les ceintures et les baudriers. Il avait en outre été interdit aux épingliers de leur vendre des crochets autrement que par liasses de 8 douzaines.

Plusieurs ceinturiers avaient commencé à faire des baudriers servant de ceinture et de pendant d’épée en cuir de cheval. Vendus moins chers que les ceintures et ceinturons en cuir de taureaux, vache ou bœuf que les autres ceinturiers vendaient dans leur boutique, ceux-ci ne se vendaient plus.

Quant aux épingliers, certains d’entre eux qui vendaient auparavant les crochets par liasses de 8 douzaines, les avaient réduits à 4 ou 6 douzaines. Vendues moins chères que les liasses habituelles, elles faisaient du tort aux autres épingliers.

Le 17 novembre 1633 les ceinturiers et épingliers assemblés à la chambre des métiers au palais, avaient écouté la lecture du décret ci-dessus et en avaient accepté les règles.

Pour tous les baudriers qui se trouveraient fendus ou cassés, il y aurait 6 deniers d’amendes.

Pour toutes les ceintures de cuir grandes, ou petites à l’usage de femmes, qui seraient percées, il y aurait 6 deniers d’amendes pour les perceurs.

Quant aux épingliers s’il y avait une épingle de moins au quarteron, il y aurait une amende de 6 deniers et si au demi millier d’épingles il en manquait plus de 6, il y aurait 60 sols d’amende.

Suite au décret et pour éviter la longueur des poursuites, il avait été permis à la communauté du métier de faire gager tous ceux des épingliers, merciers ou autres qui se trouveraient être redevables d’amendes.

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