La foire et les marchés de Metz

Au 11ème siècle une foire franche d’une durée de 8 jours avait lieu à partir du 6 mai dans le quartier du Sablon. Au 13ème siècle installée au champ à Seille, elle était animée par un grand nombre de marchands étrangers. Au 16ème siècle la foire se prolongeait pendant 15 jours, deux fois par an.

Au 18ème siècle la foire de mai durait de 3 à 6 jours et se tenait sous les arcades du champ à Seille. Après la construction des casernes cette foire avait été transférée sur l’esplanade de la citadelle du côté de Sainte Glossinde.

En 1781 malgré la contestation dans l’intérêt du commerce local, le roi avait confirmé le 4 août 1784, l’établissement de la foire de mai pendant 15 jours à partir du 1er mai et d’une seconde foire du 25 août au 10 septembre.

Le marché au bétail se tenait autrefois au champ à Seille, puis à partir de 1520 sur la place Mazelle, d’où il avait été transféré vers 1860 en Chambière lors de la création du nouvel abattoir.
Institué par la loi du 16 germinal an 7, une foire aux chevaux et bestiaux se tenait au printemps et à l’automne au Ban Saint Martin. En octobre 1904 cette foire avait réuni 84 chevaux, 164 taureaux, 75 vaches, 48 génisses, 22 porcs maigres, 28 porcelets.

Les cuirs se vendaient au Champ à Seille et devant le cimetière Saint Victor (entre la rue au blé et la place de Chambre).

Les bouchers étaient regroupées au lieudit boucherie Saint Georges (en bas de la rue Chèvremont), au lieudit petite boucherie (en bas de la Fournirue) et au lieudit vieille boucherie (partie de la rue Serpenoise). Les tripiers se trouvaient place du Quarteau.

Avant 1789 le marché à la viande se tenait dans le cloître de Saint Sauveur place Saint Jacques. En 1831 ce marché avait été transféré dans une halle sur l’emplacement de l’ancienne église Saint Victor rue au blé. Il avait été supprimé en 1888 et son local offert à la société allemande de gymnastique à laquelle la ville avait promis de fournir une vaste salle.

La place de grève (au bout de la rue du Champé) servait aux drapieds et foulonniers pour faire sécher leurs draps.

Sur le pont Saint Georges plusieurs marchands y étalaient leurs marchandises.
Marché quai Félix Maréchal Marché quai Félix MaréchalPrès de la cathédrale sur les degrés de chambre se faisaient les étalages des fripiers et des savetiers et la ferraille se vendait place Saint Etienne. Le marché à la ferraille et aux vieux vêtements avait ensuite été transféré sur le quai Saint Pierre (quai Félix Maréchal).

Devant le grand moustier (cathédrale) se vendaient les fleurs et les fruits. Les maitres des métiers y exposaient leurs plus belles pièces.

Au 15ème siècle le marché au vin et au blé se tenait place de chambre où était aussi le marché aux poissons et la halle au blé
Le marché aux poissons avait été éclairé par deux becs de gaz auer en 1902.
Le marché au blé avait été transféré place Saint Louis et le marché couvert créé le 1er août 1831 (dans les bâtiments qui aurait dû servir de résidence aux évêques) était destiné au gibier, à la volaille, aux fruits, au beurre et aux œufs, ainsi qu’aux tripiers.

Le marché du bois, de la braise, du charbon et du fourrage se tenait place de la comédie encore appelée Saulcy, puis il avait été transféré place Saint Thiébault.

Le marché aux légumes se tenait auparavant place Saint Jacques et transféré en 1769 place de la comédie. Une halle aux légumes avait été construite en 1832 sur la place Saint Jacques.

Période révolutionnaire

Les jours de marchés fixés par délibération n’en avaient pas moins continués à se tenir aux jours de l’ancien calendrier.

A compter du 1er messidor de l’an 6 il avait été défendu de tenir les marchés à des jours et sur des places autres que ce qui avait été désigné.

Le marché aux légumes frais, aux herbes, fleurs et fruits se tiendra place de la république tous les jours le décadi excepté.

Le marché au bled, grains et légumes secs se tiendra place de la liberté les 1er, 3 ,5 7 et 9 de chaque décade.

Le marché aux volailles, porcs en détail, beurre, œufs, crème, lait et fromages aura lieu sur la place de la loi les 1er 3, 5, 7, et 9 de chaque décade.

Le marché aux poissons se tiendra place de chambre les 1er, 5 et 9 de chaque décade.

Le marché aux bois, fagots, braises, charbons, foin et paille se tiendra place de l’égalité les 1er, 5 et 9 de chaque décade.

Le marché aux bestiaux aura lieu aux mêmes jours dans l’emplacement ordinaire au fort de cette ville.

Enfin le marché aux suifs se tiendra le 5 de chaque décade place de l’égalité à deux heures précises de relevée.

Période de l’annexion

Deux petits marchés aux légumes et aux fruits avaient été créés au Quarteau et au pont Saint Georges. La police avait ordonné en septembre 1879 la translation du marché aux légumes et aux fruits du pont saint Georges sur le trottoir de la nouvelle rue du terme.

Une grande agitation existait en janvier 1901 pour obtenir la suppression du marché aux légumes de la place Saint Jacques. Après une campagne dans la presse locale, une réunion publique tenue dans une brasserie, demandait la démolition de cet établissement comme étant une gêne pour le quartier et une cause d’insalubrité.
Le 4 avril 1904 le conseil avait décidé la démolition des halles de la place saint Jacques à l’expiration du bail au 1er avril 1905. Le marché aux légumes serait transféré au marché couvert place de la cathédrale. Le conseil décidait aussi de prendre en régie tous les marchés de la ville, dont la location se ferait en mairie.
La démolition du marché aux légumes était intervenue en janvier 1907. Au marché couvert une halle ouverte devait être construite au milieu de la cour à laquelle on pourrait ajouter deux halles latérales.

La place Saint Jacques avait été aplanie, les caves comblées et le sol macadamisé un an plus tard. De chaque côté il avait été établi une rue et à l’angle de la rue de Ladoucette une vespasienne souterraine surmontée d’une buvette d’eau de seltz.

La foire de mai installée sur la place de la Comédie en 1872 comptait peu de marchands mais beaucoup de baladins.

En 1873 la foire installée sur l’esplanade renfermait un nombre considérable de baraques de curiosités, ménageries, cirques. Les marchands étaient moins nombreux néanmoins l’animation était grande et le dimanche les campagnards affluaient à la ville.

La foire de mai de l’année 1886 ne se composait comme les précédentes que de spectacles allemands surtout à l’usage des militaires.

Le conseil municipal avait décidé en décembre 1901 que la foire de mai 1902 se tiendrait sur la place de la comédie, la place de chambre et le quai Félix maréchal. L’autorité militaire en janvier 1902 semblait s’opposer à l’installation de la foire de mai sur la place de la comédie et la place Mazelle avait été proposée. Il avait été obtenu que la foire de 1903 se tienne encore sur la place de la Comédie malgré l’opposition des militaires.

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Haut de page