L'école d'après-guerre

Dans les années d'après-guerre, les écoliers se rendaient à l'école habillés avec un tablier, souvent noir. Parfois leurs chaussures avaient une semelle en bois. Pour les filles, les pantalons étant interdits, en hiver leurs jambes étaient protégés par des chaussettes et le froid passait sous la robe leur glaçant les cuisses.

Arrivés à l'école la journée commençait par une leçon de morale. Il fallait rester toute la journée assis les bras croisés sur la table, sans parler. Pour répondre à une question de l'instituteur, il fallait lever le doigt et attendre que le maître donne la parole à un écolier.

Lorsqu'un élève était dissipé il devait présenter le bout de ses doigts regroupés et la punition se révélait être un ou plusieurs coups de règle sur le bout des doigts, ce qui faisait très mal. Une autre punition à faire à la maison consistait en la recopie d'une phrase une dizaine et parfois jusqu'à cinquante fois suivant la sévérité de la punition. :-(

A la récréation, pas de ballon, rien que l'imagination des enfants : sauter sur des cases marquées à la craie au sol pour arriver jusqu'au ciel, jouer au gendarmes et aux voleurs, un camp pour les gendarmes qui devaient courir derrière les voleurs pour les mettre en prison dans un coin de la cour, et puis aussi la corde à sauter.

Chaque semaine le meilleur élève de la classe recevait en prêt une médaille qu'il accrochait à son tablier à l'aide d'une épingle et qu'il arborait fièrement pendant toute la semaine. 8-O

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