En Vincentrue - Rue Saint Georges

En Vincentrue

Appelée primitivement Saint Vincent Rue, elle devait son nom à l’abbaye du même nom. Déjà au XIV° siècle des actes notariaux concernaient la vente de plusieurs maisons situées dans cette rue.

La maison du Passe temps y avait été construite en 1486 par Pierre Baudoche.
Le 7 mars 1496, dame Claude sa fille qui lavait des draps dans la Moselle derrière la maison glissa et tomba dans la rivière. Elle fut sauvée par les serviteurs de Robert de la Marche qui sautèrent à l’eau tout habillés.

En 1626 une maison dite la haute maison ou la maison bleue était louée par la Cathédrale à un teinturier. Cette maison était composée d’une salle, d’un grenier et d’un petit jardin qui aboutissait à la Moselle. En 1673 elle se trouvait à l’entrée nouvellement créée pour se rendre à l’église du couvent. A partir de 1694 cette maison contiguë à la cour de l’abbaye avait pris la dénomination de maison du portail . Elle avait été reconstruite en 1784.

Au milieu du 17ème siècle on trouvait une auberge à l’enseigne de Saint Paul avec chambres garnies. Il était permis d’y loger à pied et à cheval.

Plan de 1781Au début du 18ème siècle la rue commençait dans la rue du Pontiffroy et se terminait à la rue Saint Marcel. Une partie de la rue prenait le nom de rue Saint Georges suite à la fondation de l’hôpital Saint Georges.

Elle était devenue rue de la Draperie de 1793 à 1806 en raison des drapiers qui y habitaient, pour redevenir ensuite rue Vincentrue. Aux étages supérieurs des maisons de longues perches installées aux fenêtres supportaient de grandes pièces de draps.

En 1936 c’était une rue commerçante. On y trouvait quatre boucheries charcuteries, quatre boulangeries, neuf épiceries, dont les Coopérateurs, les Ecos, Sanal, deux cordonniers, deux coiffeurs, un tailleur, un brocanteur, un marchand de bicyclettes, une teinturerie (Klotz), un peintre (Reimeringer), quatre cafetiers dont le café des thermes , le café des bons amis, le café bleu.
Peintures Oberlé Teinturerie Klotz

Avant la démolition des vieux immeubles, pour y construire le nouveau quartier du Pontiffroy, on y trouvait les ruines de la chapelle du Petit Saint Jean.

La rue se trouvait approximativement à l’emplacement de l’actuelle place Saint Clément.

Rue Saint Georges

Dans cette partie de la rue devenue rue Saint Georges , l’hôtel du Passe temps était devenu l’hôtel de Morbach, à ses côtés se trouvait le couvent des Ursulines. Nom successif de la rue : 15ème rue du Passe Temps, 17ème rue Saint Georges, rue Morbach en 1789

L’hôtel de Morbach devenu une dépendance du couvent des Ursulines, avait été remplacé par l’asile Sainte Constance destiné à de jeunes orphelins et le petit collège. En 1852 il restait juste la tourelle qui avait survécue à la ruine du vieil édifice.

Rue du Pont Saint georges 1914En 1808 les bâtiments de l’hôpital Saint Georges, de l’abbaye Saint Vincent et de l’hôtel de Morbach avaient été réunis pour agrandir le lycée. La chapelle de Saint Georges était devenue la chapelle du lycée.

RobertUne partie de la rue Saint Georges avait été supprimée lors de la création du lycée et la rue Goussaud avait été construite en 1806 pour relier la rue Saint Georges à la rue Saint Vincent.
Droguerie En 1936 le seul commerce de la rue était l’épicerie Sanal.

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