A la Horgne

Envoyé par Jacky

Dans les années 60, La Horgne était la hantise de nos parents. L'endroit abritait des sablières où on allait chercher des tétards, grenouilles, salamandres qu'on mettait dans des bocaux "aquarium". Il était dangereux de s'aventurer au bord des sablières car le sol était instable. Conséquence INTERDICTION PARENTALE FORMELLE d'aller à la Horgne ! Et donc, c'est d'une expédition secrète aux sablières que je garde un de mes souvenirs d'enfance les plus marquants.

On était parti en cachette, avec Pierre-Marie H., à deux sur son vélo. Au retour de la Horgne d'où on rapportait fièrement nos salamandres dans un seau en plastique, j'étais assis sur le porte-bagage et Pierre-Marie pédalait. Passé le pont de la Horgne, revenant vers le Sablon, dans la descente de la rue de Castelnau, avec la vitesse, le vélo a commencé à guidonner. J'ai bien senti quelques oscillations jusqu'à ce que Pierre-Marie n'arrive plus à controller le vélo et que la roue avant se braque à 90° ! Je suis parti dans un joli vol plané par dessus Pierre-Marie et son vélo, tête la première sur le bord du trottoir! Oui, ça fait très mal et la tête ça saigne beaucoup ! Premiers secours par Madame Radomski (Bonjour Francine) et retour en sang jusqu'à la maison où je pense que si je n'ai pas pris une trempe, c'est grâce à la chemise maculée de sang et au mercurochrome qui couvrait mon visage. Quant à Pierre-Marie, il est rentré son vélo sous le bras, la roue avant pliée à 90°.

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