Mont de piété

Le mont de piété administré jusqu’en 1836 par l’hôpital Saint Nicolas avait été fondé en septembre 1781.

Il avait été ouvert au public le 20 juin 1783, dans un appartement dépendant de l’hôtel de ville ayant son entrée rue du loup, près de l’hôtel de la Princerie. Suspendu en 1795, ruiné par le papier monnayé qui ne valait plus rien, il avait été rétabli en 1801.

Les prêts pour la vaisselle et les bijoux en or ou argent l’étaient à raison des 4/5 de leur valeur en poids, pour les autres objets aux 2/3 de leur estimation.

Les droits du mont de piété sur les sommes prêtées étaient d’un centime pour un franc par mois, sans aucun autre frais.

Les effets qui n’étaient pas retirés ou dont l’engagement n’était pas renouvelé après 12 mois révolus étaient vendus publiquement. Les propriétaires pouvaient les retirer jusqu’à la veille de la vente. Si le montant de la vente dépassait la somme prêtée, le surplus leur était remis.

Le mont de piété avait été transféré en 1806 dans le bâtiment de Saint Eloy, rue Chèvremont dépendant des petits Carmes.

L’hôtel de ville récupérait toute l’étendue de ses bâtiments et l’occupation d’une partie du bâtiment de Chèvremont, n’empêchait pas les greniers d’en rester libres ainsi qu’une partie du rez de chaussée. De plus la résidence d’un concierge dans le local ne pouvait qu’être très utile.

Rue Chèvremont, le mont de piété se composait d’un grand bureau pour l’appréciateur et le garde-magasin, un bureau pour la caisse et les livres de compte, un bureau pour le directeur. Un magasin pour entreposer les dépôts des emprunteurs et une salle des ventes complétaient l’ensemble.

Le garde magasin avait son appartement dans le bâtiment sans communication aucune avec les locaux du mont de piété.

Le mont de piété était devenu très actif et ses magasins quoique très étendus ne l’étaient plus assez pour servir de dépôts aux effets mis en gages. En 1811 il demandait la mise à sa disposition du premier grenier du magasin de Chèvremont. Le conseil municipal avait accepté, la ville ne faisant aucun achat de grains et personne ne s’était présenté pour en déposer. L’année précédente ce grenier avait servi aux approvisionnements des boulangers ce qui avait fait baisser le prix du grain. En cas de besoin, les autres greniers et ceux de Clervaux seraient encore suffisants pour le stockage du blé des particuliers.

La cession temporaire devrait cesser si la ville avait besoin de ce grenier soit pour des approvisionnements, soit pour tout autre objet du service public.

Les employés n’avaient lors de la création, pas de rémunérations mais recevaient des sommes proportionnelles aux prêts et aux bénéfices. Depuis le décret du 26 septembre 1813 les employés : directeur, caissier, garde magasin, appréciateur, secrétaire, touchaient un traitement fixe.

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