Orphelinat Saint Joseph ou Maison des Orphelines à Metz

Fondation en 1821 de la maison des orphelines. A partir de 1829 dans une partie des locaux du bureau de bienfaisance situé dans le bâtiment des Récollets, l’orphelinat était géré par les dames de la ville de Metz. En 1829 -80 orphelines- une décision ministérielle leur avait enlevé la faculté de continuer cette œuvre, le bureau de bienfaisance sortant de ses obligations légales. La direction était alors assurée par les sœurs de Saint Vincent de Paul.

Il n’était reçu que des enfants nés en légitime mariage âgés de 6 à 10 ans, orphelines des deux parents ou dont seul le père était décédé. Quelques défectuosités du corps n’étaient pas motif d’exclusion sauf, si parvenu à l’âge d’être placé l’enfant ne pouvait être employé utilement. Toute orpheline ne pouvait sortir qu’à l’âge de 18 ans pour entrer en service. Dans le cas où elle n’aurait pas trouvé de place elle n’était pas renvoyée mais gardée jusqu’à 20 ans révolus. Lorsqu’une orpheline après plusieurs fautes graves, était reconnue incorrigible ou de mauvaises mœurs elle pouvait être renvoyée.

100 lits avaient été successivement établis dans une des salles. Chaque lit était en chêne à deux têtes et peint en gris. Il était composé d’une paillasse, d’un matelas, d’un traversin, de deux couvertures et de deux paires de draps.Une infirmerie avait été établie dans une salle qui comportait 6 lits composés de la même façon. Entre chaque lit de l’infirmerie il était placé un rideau sur une tringle.

Un des médecins attachés à l’orphelinat visitait l’orphelinat une fois par semaine s’il n’y avait pas de malade, mais tous les jours en cas de maladie.

Les orphelines avaient 4 repas par jour : le matin du pain, à midi une soupe et des légumes, au goûter du pain, le soir une soupe et un peu de viande. Il n’y avait de gras que 4 jours par semaine, les autres jours c’était nourriture maigre.

Les orphelines étaient surveillées continuellement le jour et la nuit soit par des sœurs, soit par des filles de confiance.

Elles ne pouvaient jamais sortir seules. En cas de nécessité et après accord de la supérieure, elles pouvaient être conduite dans leur famille, accompagnées par une sœur. Les orphelines ne pouvaient voir leur famille que dans un parloir, une seule fois par mois et toujours en présence d’une sœur.

Elles étaient emmenées en promenade hors de la ville deux fois par semaine en été et une fois en hiver. Une orpheline s’étant sauvée de la maison ne pouvait plus jamais y revenir.

Tous les enfants étaient habillés de même, pour l’été un costume de cotonnade bleue et blanche, pour l’hiver un costume de laine bleue. Leur trousseau consistait en six chemises, deux robes, quatre paires de bas, quatre mouchoirs de cou, quatre bonnets de jour, quatre de nuit, six mouchoirs de poche et six serviettes. Elles portaient au cou un petit crucifix.

En 1859 projet de créer un réservoir des eaux de Gorze à la place du local de la rue de la fonderie. L’orphelinat avait dû quitter les Récollets pour occuper l’ancienne maison du Sacré Cœur, rue Marchand.

Occupation des lieux avant la création de l'Orphelinat Saint Joseph rue Marchant

A l'origine en 1195 une chapelle sous l'invocation de Saint Ferroy était située à l'angle des rues Marchand et Saint Ferroy. Après le siège de Metz en 1563 les sœurs Colette avaient occupé un bâtiment voisin de l'église Saint Ferroy. La chapelle érigée en église paroissiale depuis 1197, était devenue la chapelle des sœurs. Les sœurs Colette aussi appelées sœurs de l'Avé Maria, vivaient d'aumônes, faisaient abstinence, marchaient pieds nus et couchaient à la dure.

Elles avaient été expulsées lors de la révolution. En 1796 le couvent, l'église et les dépendances avaient été vendus (n° 16 rue Saint Ferroy et n° 6 rue Marchant).

L'église Saint Ferroy et le cloitre avait été démolis en 1812 et remplacés par une maison. De nombreux ossements avaient été découverts lorsque des fouilles y avaient été faites.

En 1806 les dames de Sainte Sophie avaient alors occupé le reste des bâtiments pour y créer un pensionnat. Avec une subvention de la ville en 1822 elles avaient créées une école gratuite pour les filles.

En 1860 le couvent tenu par les filles de la charité, avait accueilli les orphelines de Saint Joseph déplacées des Récollets.

Les travaux faits par les orphelines se répartissaient entre la couture et le repassage.

Vers 1913 l’orphelinat était occupé par 98 filles orphelines.

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