Orphelinat Sainte Constance

Suite au décès en 1842 de leur fille unique à l’age de 17 ans, les époux Hollandre-Piquemal avaient créé une œuvre de charité en faveur des jeunes filles de la classe ouvrière.

Ils avaient fait construire rue Saint Marcel un vaste établissement pour recueillir 100 jeunes orphelines au maximum. Cet orphelinat avait été construit sur l’emplacement de l’hôtel du Passe-temps datant du 15ème siècle dont il ne restait que la tourelle qui avait survécue à la ruine du vieil édifice.

La première pierre avait été posée le 16 avril 1849. Composé de trois corps de bâtiments sur une cour intérieure ouverte sur la Moselle, une église en occupait le centre. Donnant sur le cloître, d’un côté la salle de classe, de l’autre le réfectoire et une chapelle à l’étage. Deux dortoirs occupaient les ailes, l’infirmerie et le logement des sœurs de part et d’autre de la nef.

Orphelinat confié en 1852 à six sœurs de Saint Vincent de Paul, il avait ensuite été transféré aux hospices civils de Metz après le décès des fondateurs en 1867.

Les filles orphelines –au nombre de 80 en 1867- devaient y rester jusqu’à leur majorité. Vers 1913 un recensement y dénombrait 57 orphelines.

La supérieure de Sainte Constance en mai 1936, avait demandé que les hospices assurent la fourniture de pain à son établissement dont les besoins étaient d’environ 30 kilos par jour.

Un projet de construction d’un ouvroir en 1936, prévoyait l’abattage de plusieurs arbres. Cette construction permettrait de récupérer l’air et la lumière qui avaient été diminués par l’élévation du nouvel internat du lycée de garçons à proximité. L’architecte des monuments historiques n’y voyait pas d’inconvénients, les grands arbres en bordure de Moselle formant un écran suffisant pour cacher aux regards la cour de l’asile. Les 18 acacias abattus dans la cour, seraient remplacés par de jeunes sujets.

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