Révolution et guillotine

La guillotine se trouvait place de l’égalité, l’actuelle place de la comédie. Voici quelques exécutions qui y ont eu lieu.

Mathias, tricoteur de bas, porté sur la liste des émigrés, était confirmé comme conducteur du régiment de Saxe, hors de la république. Pour être rentré en France il a été exécuté sur la place de l’égalité le 11 floréal an II. Jean François, chapelain à la chapelle aux dotclear/public/import/Rues/images à Metz, porté sur la liste des émigrés, avait laissé passer huit mois pour réclamer contre son inscription alors que la loi ne lui accordait qu’un mois. Il a été exécuté le même jour.

Marguerite, veuve de Volmerange, était allée à Luxembourg voir un de ses fils, déserteur du drapeau de la liberté. Rentrée en France elle avait introduit trois faux assignats dont un avait été mis en circulation. Coupable d’être sortie de la république contrairement à la loi, et d’avoir exporté de l’argent puisqu’elle avait donné neuf livres en échange d’un assignat. Elle été exécutée le 16 floréal an II.

Nicolas avait excité à Faulquemont une révolte contre-révolutionnaire. De plus il avait porté avec violence un coup sur un officier municipal revêtu de son écharpe. Il a été exécuté dans les 24 heures le 15 germinal an II.

Pierre, cultivateur de Rédange, s’étant rendu le 19 germinal à Metz, à l’hôtel d’Angleterre, avait été dénoncé au comité de surveillance pour avoir dit qu’il avait des chevaux à vendre uniquement contre du numéraire. De plus il avait des assignats à négocier. Une perquisition avait amené la découverte de faux assignats qu’il avait jetés dans une caisse à chiffons. Auparavant il avait mis en circulation de faux assignats qu’il avait probablement reçu de l’étranger où depuis la révolution il faisait un commerce considérable. Il a été exécuté le 16 messidor an II.

Le comité de surveillance avait ordonné une perquisition chez tous les juifs pour voir s’ils ne possédaient pas de faux assignats. Moyse, négociant d’Uckange, qui se trouvait chez le citoyen Simon fut invité à se rendre à la maison commune. S’approchant du feu comme pour mettre ses jarretières, il y jeta des papiers qui étaient de faux assignats. Il a été exécuté le 18 fructidor an II.

Jean Nicolas, au début de la révolution, émigré en tant que prêtre réfractaire à Thionville, était revenu. Il a été fusillé sur le rempart de Chambière le 5 thermidor an VI.

Antoine curé de Saint Baudier (la Maxe) prêtre réfractaire, émigré puis rentré, a été fusillé le 13 août 1798 dans les fossés de la citadelle.

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