Hôpital Saint Jacques

L’hôpital Saint Jacques était déjà mentionné en 1267, en 1360 ainsi que sur un recensement de 1480.

C’était un simple hospice de nuit comprenant 2 chambres pour chaque sexe. Il était destiné aux voyageurs et pèlerins pauvres pour un séjour de deux ou trois nuits au plus.

L’hôpital de porte Muzelle (Moselle) plus connu sous le nom de Saint Jacques existait au 16ème siècle à l’extrémité de la rue des Moulins, rue qui prendra successivement le nom de rue Saint Pierre, rue des casernes, puis quai Félix Maréchal.

A une date qui n’est pas connue, il a été transféré en haut de la rue boucherie Saint Georges, à droite de la rue, en descendant près de la porte Moselle.[1]

Quartier de la Grève en 1781En 1609 par une délibération il a été arrêté que l’hôpital Saint Jacques situé en porte Muzelle, pour l’incommodité de sa situation serait transféré au lieu de la grève, en la maison des arbalétriers attenant au pont de la grève,[2] qui appartenait à la cité, laquelle avait été rendue logeable pour y recevoir les pauvres passants étrangers.

Au 17ème siècle les pauvres et les pèlerins y étaient toujours reçus, mais on y soignait également des militaires malades.

Au 18ème siècle reconstruction à neuf du pont de la grève et de la maison de l’hôpital Saint Jacques.

En 1728 une ordonnance avait transféré cet hospice à l’hôpital Saint Nicolas. Dans les bâtiments de l'ancien hôpital, étaient toujours reçus les malades de la garnison jusqu’à l’achèvement de l’hôpital militaire du fort Moselle. [3]

En 1728 suite à l'arrêt du conseil du 19 mai 1725, l’hôpital avait été transféré à Saint Nicolas auquel il semblait avoir apporté plutôt une charge nouvelle que le bénéfice de rentes ou de fondations.

Il avait été établi 2 salles du côté du champ à Seille pour y recevoir les pèlerins de l’hôpital Saint Jacques. La police leur délivrait des billets de logements pour 2 à 3 jours.

Cette hospitalité avait cessé en 1734. L’hôpital Saint Jacques avait été supprimé et ses revenus réunis à ceux de Saint Nicolas.

Les voyageurs fatigués continuaient à recevoir l’hospitalité à l’hôpital Bon Secours pendant 3 jours.

Une porte de l’hôpital Saint Nicolas donnant rue Saint Henry rappelait l’hôpital Saint Jacques par une inscription au-dessus de cette porte.

Notes

[1] La rue boucherie Saint Georges se situait à la descente de Chèvremont, une arcade près des greniers de la ville était peut-être l’ancienne porte Moselle.

[2] Proche de l’hôpital le pont de la grève sur la Seille était fort étroit et à une seule arcade. A gauche rue basse Seille existait un autre passage fort étroit. Du coté de la grève un vieil escalier était appliqué à la muraille de l’hôpital Saint Jacques. Près du pont se trouvaient des latrines publiques.

[3] En 1782 la maison de l’ancien hôpital Saint Jacques, située à la grève avait été vendue.

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