La lèpre

Au cours du moyen âge l’Europe entière fut éprouvée par la lèpre qu’on appelait le mal de Saint Ladre.

Au 11ème et 12ème siècle arrivée de deux nouvelles maladies : la lèpre que les croisés rapportaient du levant et le feu de Saint Antoine ou mal des ardents.

En France, ces terribles fléaux faisaient de nombreuses victimes parmi la population. Pour éviter la contamination, les lépreux appelés musels (de miséreux) furent séparés de la société. On construisit des léproseries encore appelées ladreries ou maladreries à l’écart des agglomérations. On rencontrait les léproseries un peu partout sous forme de huttes isolées les unes des autres pour devenir finalement un vrai hôpital.

En 1348 il y avait beaucoup de lépreux à Metz.

La lèpre disparut au 15ème et 16ème siècle et les léproseries fermèrent ou furent rattachées à des hôpitaux au 17ème siècle.

Pour reconnaître un lépreux

Pour savoir si une personne était atteinte de la lèpre elle était saignée et son sang mélangé avec du gros sel et du vinaigre. Si le sel fondait et le vinaigre se mélangeait au sang, il n’y avait pas de lèpre.

Sinon le lendemain on examinait le malade qui devait marcher pieds nus sur du gros sel, chanter sans avoir la voix rauque. On l’arrosait d’eau et si l’eau ne s’écoulait pas rapidement c’était le signe fatal de la lèpre.

Puis on lui arrachait quelques cheveux. Si à la racine il y avait de la chair avec de l’humidité rougeâtre c’était également un signe fatal.

Ensuite on lui enfonçait une grande épingle dans le tendon d’Achille. S’il n’y avait aucune douleur à cet endroit sensible il était considéré comme atteint de la lèpre.

Les lépreux étaient protégés par l’autorité ecclésiastique qui les soumettait à un régime très strict d’isolement.

En principe toute léproserie avait sa chapelle. Pour une léproserie sans chapelle, il avait été créé dans le mur de l’église un trou aux lépreux qui permettait de suivre l’office depuis l’extérieur du bâtiment, sans risque de contamination pour les fidèles.

Ainsi en Normandie à Dives sur Mer, à Deauville, à Touques, il existe une ouverture creusée en diagonale dans la pierre, large à l’extérieur, allant en se rétrécissant à l’intérieur de façon à ne plus former qu’une simple fente où deux ou trois lépreux pouvaient regarder par cette ouverture.

trou aux lépreux à l'exterieur Intérieur du trou Trou vitré à l'intérieur de l'église

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