Les villages de nos ancêtres

Un petit aperçu de quelques communes de France, d’Allemagne et de Belgique

La guerre de trente ans
1635 fut une année désastreuse. Les caisses des paysans furent brisées, leurs meubles ravis, 200 chevaux dérobés, les femmes et les jeunes filles pour la plupart violées. La moisson et la vendange eussent donnés d'abondantes récoltes s'il avait été possible d'en jouir. Les habitants étaient égorgés par les suédois. Les lorrains pillaient tout. Les messins ne portaient aucun secours.

Les objets cachés étaient partout découverts et enlevés. Tout le bétail était emmené. On entendait parler que de jeunes filles violées, de mères assassinées et d'hommes mis à la torture.

Le coup suédois : l'homme était couché sur le dos, on lui introduisait de force dans la gorge jusqu'à rupture des parois de l'estomac, de l'eau ou de l'huile et quelquefois de l'urine , pour qu'il indique l'endroit où trouver de l'argent.

Partout les cimetières furent remplis et agrandis. Certains cadavres restèrent même sans sépulture. (http://axsane.free.fr/trenteans.htm)

Les immigrés après la guerre
Léopold (1690-1729) inaugura une véritable politique de repeuplement. Par ordonnance du 10 octobre 1698, il autorise les étrangers à s’établir dans les baillages d’Allemagne de son duché. Ils peuvent s’emparer des terres abandonnées.

Les anciens propriétaires qui les réclament dans l’année ne peuvent les recouvrer gratuitement que dix ans plus tard, ou sur le champ en payant une indemnité.

Les nouveaux occupants sont naturalisés d’office, exempts de toutes charges pendant six à dix ans s’ils bâtissent. En 1704 les propriétaires de masures sont tenus de les restaurer, s’ils ne veulent pas être expropriés, l’état les adjugeant au plus offrant.

En 1709 on voit des bandes d’ouvriers, munis de pioches et de hoyaux, tous chaussés de gros sabots ferrés et dont certains portent des miches de pain au bout d’un bâton. Ce sont des défricheurs ou arracheurs de haies qui, du fond du Limousin, de l’Auvergne et du Dauphiné, viennent annuellement par troupes et pour un prix modique défricher les terres et réparer les dommages.

En 1715 un délai de trois ans est accordé dans les villes et de six ans dans les villages, aux propriétaires de bâtiments en ruine pour les relever, faute de quoi, après simple sommation au propriétaire, des tiers peuvent les habiter, à la condition de les entretenir.

Sous la seule condition d’être de religion catholique les étrangers reçoivent des lettres de naturalité de 1706 à 1712. Il ne fut pas toléré de réformés, mêmes convertis. En 1724 les ventes qui avaient pu leur être faites sont annulées.

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