Année 1867 - Le curé insulte ses paroissiens.

L'abbé a dit en chaire à ses paroissiens qu'ils étaient des mandarins, des chinois, des sauvages, qu’ils étaient indignes de manger le pain des anges, qu'ils devaient s'adresser aux charlatans et aux comédiens pour se confesser.

Un grand nombre de paroissiens n’a pas fait ses Pâques, un certain nombre a été se confesser auprès des curés voisins qui ne les connaissent pas.

Mais quand vous reviendrez à la table sainte je connaitrai les Judas et les hypocrites, le pain des anges n'est pas fait pour les chiens.

Il a aussi dit que ces gens pouvaient aller à l'exposition universelle de Paris, qu'ils seraient sûrs de remporter le premier prix et que s'il y avait du bon sens à vendre, ils devraient en acheter par la même occasion car ils sont aussi bêtes que des oies.

Le curé a refusé d'administrer la mère d'un conseiller municipal, qui était malade et avait répondu au domestique qui venait le chercher qu'il n'avait point d'ordre à recevoir de son effronté maître.

Le curé néglige totalement la jeunesse, il ne fait jamais le catéchisme aux enfants et que ce serait un bonheur pour la commune si cet ecclésiastique était changé et remplacé par un autre plus civilisé.

Cet état de choses est intolérable. Il s'ensuit que le lieu n'est plus qu'un lieu de comédie.


Le curé ayant retiré ses fonctions de chantre sacristain à l'instituteur celui ci proféra à l'école devant ses élèves quelques paroles injurieuses contre le curé.

Celui ci qui est d'un caractère impérieux et irascible n'hésita pas à porter plainte en diffamation contre l'instituteur qui fut condamné à un mois de prison par le tribunal.

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Haut de page