La formation professionnelle

Lettre de recommendation En novembre 1899, répondant à une annonce, il quitte Landroff pour travailler comme garçon jardinier chez l'horticulteur Lambinet au Ban Saint Martin, près de Metz. Accompagné par sa patronne, il se rend avec le cheval, trois fois par semaine au marché de Metz. Il gagne 20 pfennigs par marché, de quoi se payer un café au lait et trois petits pains. Les autres jours, il bêche sans relâche, un hectare de terrain qui demande à être retourné deux fois par an.

Ernest, 17 ans, avec sa sœur Marie Un an plus tard il quitte son employeur qui le juge bon garçon et dont la conduite l’a satisfait pour aller travailler chez Cathelin, puis chez Maujean toujours au Ban Saint Martin, puis enfin chez Simon Frères à Metz.

Lettre de recommendation En mai 1902 il quitte Metz pour travailler à Nancy chez l'horticulteur Bel au faubourg Stanislas. Il tire la charrette avec des plantes jusqu’à la place Saint Jean et retourne y chercher les invendus pour les descendre à la cave.

En octobre, ayant 100 francs d'économie, il part à Paris, qu’il ne connaît pas, pour y trouver du travail. Il est attendu par son oncle, à la gare de l’Est qui lui recommande de faire attention à sa valise et de ne pas la poser afin de ne pas se la faire voler.

Il veut apprendre un vrai métier mais les places sont difficiles à trouver puisque pour un emploi proposé, une dizaine de personnes se présentent.

Il trouve finalement un emploi à Boissy Saint Léger, au château du Piple, propriété du Baron Hottinger, célèbre banquier. Il y travaille sous les ordres du jardinier chef Gaston Dutoy jusqu'en avril 1905. Il gagne 300 francs par mois, nourri et logé dans les combles du château. En plus de son travail de jardinier, il apprend l'allemand à une adolescente, la fille du Baron.

Lettre de recommendation Il fait la connaissance d'un voisin horticulteur, Vacherot, qui cultive des orchidées et lui apprend à les reproduire. Quand il quitte le château, le jardinier chef le recommande pour sa conduite, son caractère et son aptitude dans le métier.

Sans argent il se rend en Angleterre sans savoir où travailler, mais il veut en apprendre toujours plus sur la culture des fleurs. Le voyage est difficile car il est malade pendant trois jours en raison de la mer qui est très mauvaise. Il voit lors de cette traversée un navire qui avait sombré.

Le président de la société française d'horticulture lui trouve une place à Hersham (Surrey) chez deux frères, dont l’un en raison de son droit d’aînesse est le propriétaire, tandis que l’autre n’est qu’un simple ouvrier.

Il travaille ensuite chez Wetly, un grand horticulteur du Middlesex qui possède dix hectares de terre, dont la moitié couverte de serres. Des champignons sont cultivés dans des hangars et il y apprend les secrets de la culture sous serres.

Le menu de mariage Après un an passé en Angleterre, il regagne Metz où il loue en 1906, route de Lorry, un jardin qu'il cultivera jusqu'en 1911. La même année, il épouse Marie Rose Leclaire, qui lui donnera un fils, Marcel.

Constructions des serres à Woippy En 1908 il achète route de Thionville à Woippy, un terrain sur lequel se trouve une maison construite en 1852 par un officier français. Il défriche le terrain et y construit lui-même ses serres puis débute son activité en 1911. Quand éclate la guerre de 1914, cinq serres sont déjà construites.

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