Les familles de militaires

Je vais vous raconter l'histoire d'une catégorie d'habitant du Sablon, les familles de militaires, et plus spécialement de l'Armée de l'Air.

Nous habitions dans deux bâtiments. Le premier situé rue Gabriel Pierné au 12 et 14, et le second, perpendiculaire à celui ci, Sente à My jusqu'à la rue Lothaire.

L'un a été construit en 54 et l'autre vers 58. Ces immeubles abritaient le personnel de Frescaty.

Si j'en parle, c'est pour mettre l'accent sur la vie des enfants de ces familles. Nous étions tous déracinés, et restions pour un temps délimité au Sablon. Notre vie était rythmée par les mutations successives.

Personnellement, originaire de la Nièvre, je suis resté de l'âge de 1 an jusqu'à 13 dans le quartier.

Dans une vie plus normale, nous naissons dans sa ville et y restions une grande partie de sa vie. Il n'y a pas de coupure entre l'enfance et le reste. Le quartier reste le même, et surtout, nous gardions les même copains jusqu'à l'âge adulte.

Chez nous, les enfants de militaire, nous avions des amis, mais souvent, leur père étant muté, nous perdions des familles entière et renouions des liens avec leurs remplaçants. A l'époque, le téléphone n'était pas très développé, et les seuls liens se faisaient par courrier.

C'est pour celà qu'à l'âge adulte, nous voyons notre enfance comme une tranche de vie bien délimité.

J'habitait donc au 12, au rez de chaussé à gauche. A droite, il y avait les Monpeu, de l'Hérault, Elizabeth, Cantal et Dominique.

Au dessus de nous, d'abord les Bigarel de Moselle, avec Françoise et après les Erhart avec Philippe, Christine et Dominique.

Leur voisins étaient les Lépine, Bernadette, Pierre et Michel.

Au dessus, les Malaganne, du Sud, avec Denis et sa soeur.

A côté, les D'abord les Beauviches, avec, Christine, et je ne me souviens plus. Puis ce furent les Palme, avec Nicole et ses deux soeurs.

Au dessus, c'était les Morineau, du Morbihan, Patrick, Philippe, Eric, et une petite soeur. A Côté les Rageau, Denis et sa Soeur.

Je les ai tous perdu de vue, malheureusement.

Nous les gamins, nous voisinions beaucoup, surtout ceux qui n'avaient pas la Télé. Joss Randhall, le Virginien, Tierry la Fronde, Jim la jungle, le Palmares, l'Eurovision, N'avoue jamais, jamais, jamais oh non jamais, et aussi les emissions du jeudi après midi avec Pierre Tchernia.

Les parents n'étaient pas toujours heureux de voir débarquer une ribambelle chez eux et souvent, ils devaient regretter d'avoir acheté la Télé.

Quand un enfant manqué à l'appel à table, il suffisait souvent qu'elle se mette au balcon en criant son nom. Sa tête apparaissait vite à une fenêtre.

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