C'est ma communion

Ce matin, je me suis levé de bonne heure. C'est dimanche et nous sommes à la fin du mois de mai 1964. Il fait très beau, les jours sont plus chauds et les vacances approchent.

Mais ce qui importe, c'est qu'aujourd'hui, je fais ma communion. Je me suis donc préparé et habillé avec un nouveau costume de couleur gris. Au bras, ma mère a noué un élégant brassard blanc, sans doute pour que le Bon Dieu me reconnaisse. Et nous prenons le chemin du couvent.

Là, mes petits camarades sont déjà arrivé. Nous sommes tout habillé de la même manière. Nos coiffures sont impeccable, bien dégagées derrière les oreilles. Il se dégageait un mélange d'odeur de naphtaline et de brillantine Roja Flores.

Nous nous sommes mis en rang. Les filles devant, en aube, et les garçon derrière. La prossession pouvait commencer. Nous sortimes par la grande porte du couvent pour passer devant le presbitère et remonter la rue de la chapelle. Il y avait beaucoup de monde dans la rue. Devant l'église, c'était la foule. mes parents étaient là avec mon frère et mes soeurs. Il y avait aussi le fiancé de ma soeur, mon oncle et ma tante.

J'étais totalement concentré. Nous sommes rentré dans l'église par la grande porte pour rejoindre les bancs situés devant. Les filles à gauche et les garçons à droite.

A la fin de la cérémonie qui a durée assez longtemps, nous sommes ressorti pour les séances de photo. J'étais un petit saint, les mains jointe sur mon missel tout neuf et tenant un chapelet. Je lorgnais sur ma montre toute neuve.

Après, nous sommes revenu à la maison, rue Gabriel Pierné en Frégate. Mon père ne la sortait qu'aux grandes occasions. Le repas interminable, la distribution de dragées et d'public/import/sablon/images pieuses aux voisins. Puis le soir vient. Et après avoir mangé une dernière fois, je me couchais.

J'avais vraiment l'impression d'avoir quitté ma petite enfance.

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