La Horgne

En 1572 Ermirgarde de Gournais, épouse de François de Barisay, et sa nièce Philippe Desch, héritières de Claude de Gournais, décidaient la reconstruction de la Horgne.

Le Seigneur François de Barisey avait passé un marché avec les maçons, charpentiers, recouvreurs et autres, afin de reconstruire la maison et la métairie.

Au mois de mai 1578 des chevaux du village de Magny étaient venus pâturer sur les terres de la Horgne. François de Barisey Seigneur de la Horgne, André Boucher admodiateur et Jean Desaulx moitrier, avaient pris les trois chevaux pour les mener en la maison de ville à saint Clément.

Les gens de Magny avaient à leur tour pris en gage six chevaux du moitrier qui pâturaient sur les terres de la Horgne.

Lors du procès qui suivit, les témoins avaient fait les déclarations suivantes:

Collin Lawecaulx, ancien fortrier du ban saint Clément expliquait qu'avant le siège les bêtes de la Horgne, de la Grange Lemercier et des habitants de Saint Clément allaient et venaient sur le ban de vaine pâture, depuis Saint Pierre aux champs jusqu'au pont de Magny. Les bêtes de Magny qui venaient pâturer sur le ban étaient gagées et rendues contre des droits à payer.

Françoise veuve de Guillaume Remyon avait dit qu'elle n'avait vu le bétail de Magny venir sur le ban Saint Clément que jusqu'au saulcy proche du pont, car le bétail de Magny n'avait aucun droit de venir pâturer plus loin que la borne placée près du pont.

Thiriat Willemin qui avait été fortrier, après le siège, disait que le ban Saint Clément s'étendait depuis le bout du pont de Magny jusqu'au lieudit le Chanou de l'hôpital et de Saint Pierre aux champs.

Collin Dudoné avait dit qu'avant le siège seul le bétail de Saint Clément, de la Horgne, de la Grange le Mercier, de Blory et de Saint Privat venait pâturer au ban saint Clément. Si le bétail de Magny y venait, il était gagé et emmené à Saint Clément. Pour le récupérer il fallait payer un droit.

Didier Barbez, Mathieu Legeant, Collas Leblaiche avaient fait le même récit.

La femme de Jean Delsol moitrier de la Horgne disait que devant la Horgne, elle avait vu récemment des gens de Magny courir après les chevaux de la Horgne en tapant dessus avec des massues, disant qu'ils voulaient en prendre deux ou trois.

Au XVII° siècle les protestants se réunissaient à la Horgne et y célèbraient des mariages.

Le 10 février 1701 décès de Charles Richon, échevin de Saint Privat, qui habitait à la Horgne. Sa belle-mère Marguerite Woillot était décédée le 13 février suivant. Le 28 août de la même année décès de Jean Colin, vigneron au même lieu.

Le recouvrement des taxes en 1704 s'élevait à 25 livres 15 sols, la servante et le valet de Monsieur de Maleroy payaient 3 livres.

Le 22 septembre 1712 décès de Michel Bertrand, vigneron à la Horgne. En 1741 Jean Paul Rodot était jardinier à la Horgne. En 1744 Nicolas Lagrange époux de Catherine Fenert était aussi jardinier à la Horgne.

Le 3 décembre 1746 décès de Claude Champigneul, 65 ans, laboureur à la Horgne qui avait été enterré dans le cimetière de Saint Privat. En 1755 Jacques Champigneul était laboureur à la Horgne .

En 1770 Monsieur de Champel, Procureur général du Parlement de Metz, était Seigneur de la Horgne.

La Horgne avait le droit d'envoyer pâturer son bétail près du moulin de Magny, le long du grand pastural et le long de la grande corvée de la Grange, et selon les accords de 1366 et 1489, en plus dans toute l'étendue du ban Saint Clément.

Les habitants du ban Saint Clément n'avaient eux aucun droit sur le ban de la Horgne. Ces habitants avaient de tout temps fait pâturer leur bétail avec celui de la ville, sauf ceux qui achetaient des bêtes au début de l'été, pour les engraisser et les vendre à l'automne. Le troupeau avait continué avec celui de la ville jusqu'à une contestation vers 1760, avec la communauté de Longeville, car le bétail pâturait dans l'île Saint Symphorien. L'édit de 1768 avait supprimé le droit de pâture avec la ville et les bêtes avaient pâturé au ban Saint Clément, sans aller au ban de la Horgne.

Le fermier de la Horgne avait fait pâturer sur les deux paquis jusqu'en 1778. Les habitants du ban Saint Clément avaient alors construit une clôture, bien qu'ils n'en aient pas le droit, sans racheter le droit de pâture au Seigneur de la Horgne .

Le grand pastural était fermé par la Seille au couchant et au nord par de larges fossés très profonds et pleins d'eau, au midi par un fossé que la communauté avait fait creuser et par une haie faite de piquets pour empêcher l'accès des bestiaux. Il avait été ordonné d'arracher les piquets pour laisser passer les bestiaux.

Le 7 mai 1776 le sieur Didier Comte d'Ourches, Marquis de Tantonville, Seigneur de la Horgne, fait les foy et hommages et serment de fidélité, qu'il devait au Roi, en raison de la mutation de la Seigneurie de la Horgne, qu'il avait perçue par le partage de la succession de Monsieur Goulon de ChampelL, son oncle, consistant en haute, moyenne et basse justice et les droits qui en dépendaient.

En 1776 était mort Jean Le Singe, 72 ans jardinier à la Horgne.

En 1910, une médaille avait été mise en vente à Paris, portant à l'avers le portrait du Duc de Guise et au revers un plan de Metz avec le millésime 1552. Le général de Lardemelle avait inauguré une plaque commémorative du siège de Metz, sur l'un des murs de la Horgne, pour perpétuer le rattachement des trois évêchés à la France.

Au printemps 2008 embellissement des vestiges de la Horgne
Les ruines après rénovation.

Les vestiges rénovés Les vestiges rénovés Les vestiges rénovés

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